Monogatari dans quel ordre : diffusion ou chronologie, la liste complète mise en regard
L’ordre de diffusion, en commençant par Bakemonogatari. Onze blocs d’épisodes et trois films, sortis entre juillet 2009 et juillet 2024, dans l’ordre où le studio Shaft les a livrés. Cent treize épisodes.
L’ordre chronologique existe pour de bon. On peut le reconstituer, il tient debout, et il abîme un premier visionnage. Tout se joue sur un titre : Kizumonogatari, qui raconte comment Koyomi Araragi est devenu à moitié vampire pendant les vacances de printemps. La chronologie le met en ouverture. La diffusion l’a sorti en 2016, sept ans après Bakemonogatari. Le roman, lui, était déjà le deuxième de la série en 2008. Le décalage vient donc de l’animation, pas de Nisio Isin.
Les deux ordres, ligne par ligne
La colonne de gauche est celle qu’on suit. Celle de droite alimente les tableurs des forums depuis des années. Ses chiffres reprennent la reconstitution publiée par Animation Digital Network en octobre 2025.
Diffusion | Titre | Sortie | Épisodes | Chronologie |
|---|---|---|---|---|
1 | Bakemonogatari | 2009-2010 | 15 | 3 |
2 | Nisemonogatari | 2012 | 11 | 4 |
3 | Nekomonogatari (Black) | 31 décembre 2012 | 4 | 2 |
4 | Monogatari Series : Second Season | 2013 | 23 | 5 |
5 | Hanamonogatari | 16 août 2014 | 5 | 10, le dernier |
6 | Tsukimonogatari | 31 décembre 2014 | 4 | 6 |
7 | Owarimonogatari | octobre à décembre 2015 | 12 | 7 |
8 | Kizumonogatari | janvier 2016 à janvier 2017 | 3 films | 1, le premier |
9 | Koyomimonogatari | janvier à mars 2016 | 12 courts | éclaté sur toute la série |
10 | Owarimonogatari Second Season | 12 et 13 août 2017 | 7 | 8 |
11 | Zoku Owarimonogatari | 2018 en salles, 2019 à la télévision | 6 | 9 |
12 | Off & Monster Season | à partir du 6 juillet 2024 | 14 | après tout le reste |
Quatre lignes bougent vraiment. Kizumonogatari passe de la huitième place à la première, Hanamonogatari de la cinquième à la dernière, Nekomonogatari (Black) gagne une position sur Bakemonogatari, et Koyomimonogatari cesse d’être une série pour devenir douze morceaux à glisser un peu partout. Le reste ne bouge pas d’un cran.
Ce que la chronologie coûte
Commencer par Kizumonogatari, c’est apprendre en trois films ce que la série met vingt épisodes à laisser deviner. Shinobu, la petite blonde qui vit dans l’ombre d’Araragi et à qui personne n’explique rien, cesse d’être une énigme avant d’en avoir été une. La question « qu’est-ce qui est arrivé à ce garçon au printemps » porte la première saison entière, et elle ne se repose pas deux fois.
Hanamonogatari pose le problème inverse. L’histoire se déroule après le lycée, Araragi a quitté la ville, et Suruga Kanbaru se retrouve seule à gérer ce qui traîne. En chronologie stricte, c’est l’épilogue. Le studio l’a diffusé en 2014, au beau milieu du parcours, cinq épisodes d’un bloc en une soirée du mois d’août. La série y gagne un contrechamp : on voit ce que deviennent ces gens avant de savoir comment ils y sont arrivés, et on repart ensuite vers le passé en sachant à quoi il mène.
Koyomimonogatari achève de rendre l’exercice ingrat. Douze courts d’environ quatorze minutes, un par mois, distribués d’abord dans une application mobile entre janvier et mars 2016. Chaque histoire se cale à un point différent de la dernière année de lycée d’Araragi, jusqu’à ses examens d’entrée à l’université. Reconstituer la ligne du temps oblige à découper cette série en douze et à saupoudrer les morceaux entre les autres titres. Les deux derniers, eux, éclairent la seconde moitié d’Owarimonogatari et n’ont aucun intérêt à être vus avant.
Ce que la chronologie apporte quand même
Elle a un usage, et un seul : le deuxième tour. Une fois la série finie, la remonter dans l’ordre des événements donne une biographie continue, du printemps où Araragi croise une vampire mourante jusqu’à la remise des diplômes. Les arcs qui semblaient décoratifs se remettent en place et les allusions deviennent des annonces. Hanamonogatari y retrouve sa fonction de dernier chapitre.
Rien de tout ça ne relève du hasard de montage. Nisio Isin écrit des livres qui reviennent en arrière, se contredisent, confient le récit à un narrateur qui ment par omission. Ce sont des livres faits pour être relus. La deuxième lecture est le format d’usage de cette série, la première n’en est que la préparation.
Le troisième ordre, celui des romans
Une partie des lecteurs ne défend ni l’un ni l’autre et suit l’ordre de parution des romans, qui est celui de l’auteur. Il ne s’éloigne de la diffusion que sur deux points, mais ce sont deux points de poids.
- Kizumonogatari arrive en deuxième position, juste après Bakemonogatari, et non en huitième. La préquelle vient donc tôt, sans ouvrir le bal.
- Hanamonogatari se place au milieu de la deuxième saison, entre Kabukimonogatari et Otorimonogatari, alors que l’anime l’a diffusé après Koimonogatari.
C’est un compromis défendable pour un spectateur qui a déjà de la bouteille en récit non linéaire. Pour tous les autres, il remonte à la deuxième place le titre qui en dit le plus et rend la saison 2 plus difficile à suivre qu’elle ne l’est déjà.
Quatre pièges dans la liste
Bakemonogatari fait quinze épisodes, pas douze. La télévision japonaise en a diffusé douze entre le 3 juillet et le 25 septembre 2009. Les trois derniers, qui referment l’arc final, sont sortis en ligne entre novembre 2009 et juin 2010. Un catalogue qui s’arrête à douze coupe la fin.
Deux séries s’appellent Owarimonogatari. Celle de l’automne 2015, douze épisodes hebdomadaires. Et celle de 2017, sept épisodes lâchés d’un coup les 12 et 13 août. Elles se suivent, elles ne se remplacent pas, et il faut passer par Kizumonogatari entre les deux si on tient l’ordre de diffusion.
Zoku Owarimonogatari a deux dates. Projeté dans les salles japonaises le 10 novembre 2018, puis diffusé en six épisodes à la télévision entre le 18 mai et le 22 juin 2019. Même contenu, une date qui change selon la fiche qu’on consulte.
Kizumonogatari existe en deux formats. La trilogie d’origine, Tekketsu le 8 janvier 2016, Nekketsu le 19 août 2016 et Reiketsu le 6 janvier 2017. Et un remontage sorti au Japon le 12 janvier 2024 sous le titre Koyomi Vamp, qui ramène les trois films à 144 minutes. La version courte tient en une soirée. La longue laisse respirer les séquences d’animation qui font la réputation de ces films.
La saison de 2024, celle qu’on oublie de compter
Après cinq ans de silence, Monogatari Series : Off & Monster Season est reparti le 6 juillet 2024 pour quatorze épisodes, qui adaptent quatre récits : Orokamonogatari, Nademonogatari, Wazamonogatari et Shinobumonogatari. Les romans dont ils viennent ont paru après ceux de la Final Season, si bien que ce bloc se range en fin de liste dans les trois ordres à la fois. Un nouvel épisode, Wazamonogatari : Karen Ogre, a été annoncé en juillet 2026 pour la saison d’hiver.
Où la série se regarde en France
Animation Digital Network a récupéré la saga en août 2024 et annonce le parcours complet de 2009 à 2019 : Bakemonogatari, Nisemonogatari, Nekomonogatari Black, la Second Season, Hanamonogatari, Tsukimonogatari, les deux Owarimonogatari, la trilogie Kizumonogatari et Zoku Owarimonogatari. C’est l’essentiel du tableau ci-dessus sur une seule plateforme, ce qui n’avait jamais été le cas en français.
Crunchyroll propose de son côté la Second Season et la saison Off & Monster de 2024 en version originale sous-titrée. Qui veut la totalité du tableau passera donc par les deux catalogues, la reprise de 2024 étant absente de la liste annoncée par ADN.
Les romans et le manga en français
Pika Roman a traduit les quatre premiers romans de la série, et l’a fait dans l’ordre de l’auteur plutôt que dans celui de l’anime. Bakemonogatari - Légendes chimériques est paru en trois livres, le premier le 15 mai 2019, le dernier le 10 juin 2020, dans une traduction de Mathilde Tamae-Bouhon. Kizumonogatari - La légende de Kiss-Shot a suivi le 9 septembre 2020. Puis Nisemonogatari - Légendes illusoires, en deux livres, le 25 août 2021 et le 24 novembre 2021.
Un lecteur français découvre donc la préquelle en deuxième position, à la place que Nisio Isin lui a donnée. La collection s’arrête là, à la porte de Nekomonogatari.
L’adaptation en manga existe aussi, dessinée par Oh! great, publiée au Japon dans le Weekly Shōnen Magazine entre mars 2018 et mars 2023. Pika en a sorti vingt-deux tomes en français, du 9 mai 2019 au 5 mars 2025. Elle couvre l’arc Bakemonogatari et intègre de la matière venue de Kizumonogatari, ce qui en fait un troisième découpage encore différent des deux autres.
Questions rapides
Je n’ai jamais rien vu. Je lance quoi ce soir ?
Bakemonogatari, épisode 1. Si le premier arc vous laisse froid, la série entière vous laissera froid : le dispositif ne change pas sur cent treize épisodes.
Vraiment pas Kizumonogatari en premier ?
Vraiment pas. C’est le meilleur objet d’animation de la franchise et la pire porte d’entrée. Il répond à des questions que personne ne vous a encore posées.
Je peux sauter Koyomimonogatari ?
Les dix premiers courts, à la rigueur. Pas les numéros 11 et 12, qui préparent la seconde moitié d’Owarimonogatari.
Et Hanamonogatari, avant ou après ?
À sa place de diffusion, en cinquième. Le garder pour la fin en fait un épilogue, ce qu’il est, mais prive le milieu de série d’un point de vue qui n’appartient plus à Araragi.
Combien de temps pour tout voir ?
Cent treize épisodes de vingt-cinq minutes environ, sauf les douze courts de Koyomimonogatari qui font la moitié, plus trois films. Une bonne cinquantaine d’heures.